Adonis, Libanais d’origine syrienne, né en 1930, est considéré comme l’un des plus grands poètes arabes vivants, depuis la disparition de Mahmoud Darwich[1].

[1]Poète palestinien.

Homme de deux cultures, orientale et occidentale, il marie ces traditions dans ses œuvres.

Il se déclare athée, mais son œuvre est imprégnée du mysticisme qui se trouve à l’intérieur de l’homme. Cet amoureux de la culture arabe, nous donne à entendre sa parole dans ses poèmes et essais sur l’injustice, la guerre, la femme, la misère, la religion, la dictature, la radicalisation, sans être « un poète engagé ».

Pour lui, « la langue arabe par nature sensuelle, séductrice, est en soi une langue poétique. Il suffit de se laisser porter par elle…[1] ». Il précise que « la poésie est bien plus que l’écriture de poèmes. C’est une vision du monde[2] ».

Ce petit poème est extrait de son dernier livre Jérusalem[3].

 

« Jérusalem est rêve-langue

Une langue où l’histoire se mélange à ce qui la précède,

À ce qui la suit. Elle se mélange à l’homme et à la

réalité, au fini et à l’infini.

Elle est le sable et l’eau.

À toi de pétrir ce que tu désires (…)

Ô Jérusalem, comme c’est étrange, tu n’enfantes que toi-même,

Bien que le vagin du monde balance entre tes cuisses.

(…) Où est la chanson qui unifiera tes saisons en un même pouls ?

Où est la route qui déchiffrera tes pas comme on lit un livre sacré ?

Je te le demande. Et je sais que la question est en soi désastre. »[4]

 

Nous vous invitons vivement à lire ses ouvrages.

 

PG

[1]Quotidien La Croix28.02.2008.

[2]Livre Le poète porte l’espoir du monde.

[3]Mercure de France, 2016.

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