Il est vrai que la religion musulmane est lointaine pour l’Occidental, qui se préoccupe plus de sa présence locale que de son importance géographique ou démographique. Il en est de même pour la notion ethnique et linguistique de « peuple arabe ». D’où l’amalgame possible entre arabe et musulman.

Le Coran, livre de l’islam, est écrit en arabe. La diffusion de sa religion s’est donc accompagnée d’une arabisation des territoires conquis. Mais les dialectes et les langues locales furent les plus fortes. Le Coran est aujourd’hui traduit dans de nombreuses langues du monde, occidentales, slaves, asiatiques, africaines…

Car l’expansion de l’islam ne s’est pas arrêtée aux frontières du monde arabe. Certes les pays composant aujourd’hui la Ligue arabe, professent un ou plusieurs des divers islams. Mais les pays les plus musulmans du monde ne sont pas arabes (Indonésie, Inde, Pakistan, Bengladesh et Iran, Turquie, Nigéria). Deux musulmans sur trois habitent en Asie, et les démographes prédisent un renforcement de ce déséquilibre en voyant l’évolution résolue des islams chinois et africain.

Par ailleurs, plusieurs millions d’Arabes sont fidèles à leur culture traditionnelle ou à leur religion importée avant l’islam : ils sont juifs, chrétiens d’Orient, rattachés ou non à l’Eglise de Rome. Les actualités récentes ont diffusé les violences que leur font subir parfois des terroristes islamistes.

Les Arabes ne sont donc pas tous musulmans. De même que les musulmans sont loin d’être tous arabes.

GG

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