La BD raconte les mythes de notre temps. Les préjugés religieux autour du corps de la femme en font partie. Ainsi des mésaventures d’une jeune musulmane en France ou d’une Européenne féministe en Israël.

Dans la série Le Décalogue,un jeune beur radicalisé rencontre un intellectuel musulman spécialiste de la lecture historique du Coran. Deux univers s’affrontent sur le rapport au texte sacré. L’un prétend avoir réponse à tout à partir de quelques sourates prises à la lettre, l’autre contextualise les sources pour mieux éclairer le sens, montrant que la lecture naïvement immédiate du Coranfait dire au texte ce que l’on veut. Ainsi du rapport au corps de la femme, qu’une tradition culturelle machiste veut cacher de la vue des hommes.

Une autre fille, Latifa, victime d’une tentative de viol, se sent protégée par le port du voile.« Un islam pur et dur (…) C’est l’unique remède contre l’inégalité, le désordre social et la corruption des moeurs« , lui ditun recruteur des réseaux islamistes. Bel exemple d’instrumentalisation par une propagande donnant à l’intransigeance religieuse une dimension prétendument libératrice.

Dans leDiamant d’Abraham(2005), dont le scénariste déclare « détester tous les intégrismes « , des juifs traditionnels s’en prennent à Uma, trop court vêtue à leurs yeux : « Femme impudique ! Sur le sol sacré d’Israël, il n’est autorisé qu’une tenue plus décente !« . Uma se défend à coup de pieds et, telle une femen, use de sa féminité provocante pour afficher sa cause : « Je suis laïque et fière de l’être ».

RN

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