Ce mot apparaît aux Etats Unis dans les milieux protestants traditionnalistes, en 1895, dans un document exprimant une doctrine en cinq affirmations « fondamentales ».

Ses arguments principaux sont : 

  • la certitude du retour prochain du Christ. Ce retour mettra fin aux injustices sociales. D’où le refus de tout engagement politique ou social.
  • l’inspiration littérale des Ecritures, émanant directement de Dieu comme s’il n’y avait pas de rédacteur, avec sa personnalité et son milieu, comme s’il n’y avait qu’une langue universelle et figée…

On doit se limiter à une version prétendue définitive des textes bibliques. Les fondamentalistes chrétiens se méfient des sciences profanes et dénoncent leur influence sur les croyances.

La thèse la plus connue naît entre 1920 et 1930 ; elle défend l’existence d’un paradis terrestre, d’Adam et Eve, premier couple attesté dans la Genèse il y a quelques milliers d’années, créé directement par Dieu. Elle refuse la théorie de Darwin.

                  Le sens du mot de fondamentalisme s’est étendu aujourd’hui. On l’assimile souvent aux mouvements terroristes issus de sociétés islamiques, dont on pense qu’ils trouvent leur légitimité dans la littéralité du texte coranique. On donne aussi ce nom à des comportements humains -pas toujours religieux-, quand ils attribuent à un événement, une œuvre… une valeur définitive, universelle, sacrée.  Et dans toutes les religions le fondamentalisme des textes sacrés demeure, quand certains termes sont fossilisés pour prendre le pouvoir, au nom d’une divinité absente, dans les mains de médiateurs intéressés.

 

GG

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