La tradition de la Loi juive repose sur deux fondements : la loi écrite, c’est-à-dire l’Ecriture, énoncée dans le Pentateuque, et la loi orale, extérieure à la Bible et transmise par tradition orale jusqu’à sa codification écrite dans le corpus de la Mishna et du Talmud.

La Mishna, premier recueil de loi orale, fut rédigée en Palestine au début du IIIème siècle par R. Juda Hanassi ; elle est subdivisée en six ordres (sédarim) :

1 Le Zeraïm (« Semences ») : onze traités portant sur les bénédictions, les prières quotidiennes, les offrandes puis les lois de l’agriculture ;

2 Le Moed (« Temps fixé », « Jour de fête ») : douze traités portant sur le sabbat, les fêtes et les jours de jeûne ;

3 Le Nachim (« Femmes ») : sept traités consacrés au mariage, au divorce et aux vœux ;

4 Le Neziqin (« Dommages ») : dix traités portant sur le droit civil et pénal, les juges, les peines et les témoins, l’idolâtrie, les sacrifices, les offrandes, le temple et son service ;

5 Le Kodachim (« Objet sacré ») : onze traités principalement consacrés aux lois relatives à l’abattage rituel des animaux, à leur sacrifice et au Temple ;

6 Le Tohorot (« Pureté ») : douze traités parlant des lois de pureté et d’impureté rituelles.

Le Talmud constitue un vaste commentaire de la Mishna. Il a été produit dans les académies de Babylonie entre le IIIème et le VIème siècle. Il comprend plus de soixante-dix traités, couvrant près de six mille pages. Cet important ouvrage comprend non seulement des exposés juridiques et des exégèses bibliques, mais également des éléments d’histoire sociale et de folklore. Ecrit en araméen, le Talmud devint le texte central du savoir traditionnel juif dans toute la diaspora.

FS

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