Nous connaissons Jésus essentiellement par les évangiles, écrits en grec. Cette langue n’était pas sa langue maternelle mais il est probable qu’il comprenait voire parlait d’autres langue que la sienne…

Jésus parlait le dialecte d’araméen que l’on parlait en Galilée. Les quelques paroles en araméen que les évangélistes mettent dans sa bouche sans toujours les traduire le montrent. Le mot abbaest un terme familier araméen qu’il emploie pour parler à son Père. Chez Marc il dit Talitha koum, qui signifie lève-toi, à la fille de Jaïre pour qu’elle se relève (Mc 5, 41). Au moment de mourir, dans l’évangile selon Matthieu et celui selon Marc, il prie avec le psaume 22 en araméen : Eli, Eli,lema sabachtani (que Matthieu et Marc traduisent : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Mt 27, 46 ; Mc 15, 34). Enfin, dans l’évangile de Jean après la résurrection, Marie Madeleine, quand elle le reconnaît s’exclame Rabbouni(mon maître. Jn 20, 16). Grâce à son éducation religieuse, Jésus lisait certainement aussi l’hébreu, langue des Ecritures ; il apprit à lire dans les rouleaux de la Torah et l’évangile de Luc nous le montre déroulant le livre du prophète Isaïe pour faire la lecture dans la synagogue (Lc 4, 17-20). En outre, Jésus parlait sans doute aussi l’hébreu de son époque, dont on pense généralement aujourd’hui qu’il était une langue encore parlée et pas seulement une langue savante écrite. Enfin, les dernières recherches semblent montrer qu’il parlait également le grec, comme la majeure partie des habitants de la Palestine ; c’était en effet la langue habituelle de communication entre les peuples de Méditerranée orientale et les conversations de Jésus avec la syro phénicienne (Mt 15, 21-28 ; Mc 7, 24-30) ou avec Pilate semblent confirmer cette hypothèse.

FL

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